PV de CE en Synthèse classique

Séance ordinaire du Comité d’Entreprise
du 18 décembre 2012

La séance est ouverte à 15 heures 45, sous la présidence de Jérôme XXX.

I. Validation des PV du 18 septembre 2012, du 16 octobre 2012, du 23 octobre 2012 et du 20 novembre 2012

Jérôme RENDU

Etant donné le nombre important de procès-verbaux que nous avons à adopter et le peu de temps dont nous disposons pour traiter les points à l’ordre du jour, je propose à chacun de préparer ses éventuelles modifications et de procéder à l’approbation des procès-verbaux lors de la prochaine réunion.

Ce point est reporté.

II. Plan de formation 2013

Jérôme RENDU

Je rappelle que Monsieur XXX souhaitait améliorer le fonctionnement des appartements d’hébergement temporaire, ce qui passait par le fait de dédier une équipe à ce service et par l’accompagnement approprié des salariés concernés, afin qu’ils soient en mesure de s’emparer d’un projet individuel adapté.

Nous avons donc travaillé sur un programme de formation, qui s’étale sur dix journées. Un premier groupe de huit salariés (sur un total d’environ 16 infirmiers, soignants et gardes de nuit) a déjà été formé et un deuxième groupe le sera d’ici à la fin du mois de janvier 2013.

Le coût d’intervention de la formatrice s’élève à 920 euros par jour et par groupe, ce qui représente un coût horaire de 16,42 euros. A titre de comparaison, XXX nous facture l’heure de formation entre 25 et 32 euros par stagiaire.

Dahbia REDA

Nous sommes surtout curieuses de connaître le contenu de cette formation, car l’intitulé nous a quelque peu interpellées.

Jérôme RENDU

Le contenu de cette formation aborde les thèmes suivants :

  • en quoi consiste une équipe paramédicale de travailleurs sociaux ;

  • le travail sur les principales pathologies rencontrées (démence, Alzheimer…) ;

  • les règles de sécurité ; le cahier de transmission ; l’obligation de tracer et d’établir un dossier de patient ;

  • la bien-traitance ; comment constituer une équipe de professionnels complémentaires ;

  • le problème de la communication et de la relation d’aide, de la relation à l’autre, de la relation avec les familles ;

  • les difficultés rencontrées et, en particulier, comment faire face à un problème d’urgence survenant la nuit ;

  • l’organisation des courses pour gérer le stock des denrées alimentaires ;

  • comment améliorer l’organisation pour sécuriser le mieux possible la prise en charge des personnes hébergées.

Jérôme RENDU

L’idée avec cette formation était aussi d’entreprendre une démarche envers le personnel des gardes de nuit et le personnel de week-end, que nous ne voyons jamais. Il était en effet important que ces salariés se sentent accompagnés et intégrés au sein d’une équipe.

Henri COMPTE

Nous voulions également qu’ils se sentent revalorisés dans leur fonction. Ils sont en quelque sorte « isolés » du reste de l’équipe depuis plusieurs années et étaient donc très demandeurs d’une telle démarche. Les salariés de l’hébergement temporaire souffraient d’un manque de reconnaissance par leurs pairs. Or faire de l’hébergement temporaire un lieu de vie qui s’inscrit dans le parcours des personnes accompagnées impliquait au préalable que les salariés qui s’en occupent se sentent inclus dans la chaîne de soins. Il nous fallait redonner du sens à leur action et ne pas les laisser dans le sentiment d’être « les bras-cassés » de la chaîne de soins, d’autant que le public accueilli en hébergement temporaire est désormais de plus en plus dépendant et présente des problématiques graves, qui impliquent une prise en charge plus complexe que celle qui prévalait il y a plusieurs années, ce est générateur de stress.

Dahbia REDA

Comment vous assurerez-vous que cette formation, avec tous ses apports théoriques, portera concrètement ses fruits sur le terrain ?

Henri COMPTE

Une formation a pour objectif de transmettre certains acquis et d’induire une montée en compétences. Celle-ci sera mesurée à travers plusieurs indicateurs : la satisfaction des usagers et l’évaluation de chaque salarié par le biais des entretiens annuels d’évaluation. Nous pourrons ainsi évaluer les conséquences de cette formation sur le terrain, dans la durée et à l’aide des chefs d’équipe. Nous découvrirons alors qu’il faudra peut-être renforcer certaines compétences, de manière plus individualisée. Les infirmiers et les aides cuisiniers ont déjà soulevé d’autres questions propres à leur métier. Quoi qu’il en soit, cette montée en compétences ne peut être mesurée que par les chefs d’équipe.

Dahbia REDA

Nous ne comptons plus le nombre de fois où la question de l’effectivité pour les salariés et, par conséquent, pour la Fondation, d’une formation dispensée, n’a pas été posée. Nous ne voudrions pas avoir le sentiment de dépenser de l’argent pour rien.

Henri COMPTE

J’ai l’intention de construire avec les chefs d’équipe une évaluation « à froid » qui aura lieu quelques mois après la formation. Cette démarche me tient à coeur. J’y travaille actuellement. Je vous adresserai une proposition à ce sujet. J’ai déjà demandé à Madame XXX de proposer un certain nombre d’items d’évaluation, que je compléterai avec les chefs de service. Il ne s’agira pas d’évaluations standards, mais d’évaluations adaptées à chaque type de formation dispensé, sachant qu’une formation n’est jamais « figée ». Ce n’est pas pour rien si l’on parle de « formation continue ».

Jérôme RENDU

Qu’en est-il du compagnonnage ?

Henri COMPTE

Nous avons accompagné cette année une trentaine d’intervenants à domicile, dans une démarche de co-construction sur le terrain. Je souhaite que cette initiative soit maintenant évaluée et suivie d’un parcours, pour mieux repérer les éléments pour lesquels les intervenants ont besoin de soutien.

Cet accompagnement a toujours lieu à la demande des responsables de secteur, pour des motifs différents. Il peut s’agir d’un problème de posture ou de savoir-être professionnel ou encore de la manière de savoir faire face à un certain type de pathologie. Il ne s’agit donc pas forcément d’un problème de compétences ; il peut s’agir d’un problème d’adaptation. Nous avons l’intention de faire évoluer cet accompagnage de manière à le rendre encore plus constructif.

Florence

Les responsables de secteur n’ont pas forcément bénéficié d’un retour d’expérience à propos des accompagnements qu’ils avaient sollicités.

Henri COMPTE

Ma collègue transmet pourtant toujours des informations sur ce qui s’est produit au cours d’un accompagnement, même si aucune synthèse écrite des actions n’est encore effectuée. Nous devons faire évoluer cet aspect et coucher par écrit ce qui est réalisé, à condition que cette démarche ne repose pas que sur une seule personne. Il faudrait prévoir au moins deux ou trois personnes, d’autant que les aides-soignants et les infirmiers sont aussi demandeurs d’une telle démarche d’accompagnement. Un retour d’expérience implique de pouvoir rencontrer les professionnels de service, mais si ceux-ci ne peuvent pas se rendre disponible, je ne peux pas le faire toute seule. Le compagnonnage ne peut être efficace que si une co-construction a lieu. J’en profite pour demander la mise en place d’un tel dispositif avec les professionnels pour l’année 2013. Personnellement, je crois fermement au bien-fondé de cette démarche, ne serait-ce que parce que les intervenants sont beaucoup plus à l’aise pour montrer ce qu’ils savent faire ou non à domicile. Le fait de les accompagner sur le terrain leur permet de retrouver une confiance en soi, car ils partent de ce qu’ils savent faire. Cette démarche est donc très positive. Elle permet aussi de regagner la confiance des usagers qui sont devenus, pour la plupart, exigeants.

III. Questions diverses

Consulter la version complète en téléchargement