Compte rendu amélioré

Compte rendu amélioré : 647 mots

Discours d’ouverture
Claude ALBERTI
Rapporteur

Bienvenue à ces troisièmes rencontres départementales sur l’impact des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). Notre première journée a remporté un vif succès tenant à la fois à la qualité des interventions, claires et précises, et aux thèmes abordés, variés et riches. Cette deuxième journée sera consacrée à l’étude des impacts des NTIC sur le travail et sera l’occasion de donner la parole aux acteurs directement concernés : les chefs d’entreprises et les travailleurs.

I. Les NTIC, un nouvel outil au service du travail

1. La modification des modes opératoires du travail

Les NTIC ont fortement impacté le travail, ont changé la manière de travailler et ont modifié la nature des tâches effectuées dans le cadre du travail. En fin de matinée, nous verrons comment les NTIC ont concrètement impacté la manière de travailler, qu’il s’agisse de la façon de recueillir l’information, de la traiter, de l’échanger et de la communiquer.
Le développement d’Internet constitue un bon exemple : les messageries électroniques – les boîtes mail – sont devenues un outil très utile dans la sphère du travail. Au niveau des systèmes d’information, le développement des réseaux Intranet a également suscité des changements de taille.

2. La redéfinition des fonctions traditionnelles

De nouveaux métiers, comme celui de logisticien, apparaissent, notamment en ce qui concerne la conception de nouveaux outils (administration de bases de données, de bases de connaissances, etc.). D’autres vont aussi apparaître, en raison de l’usage qui est fait des NTIC. Citons le métier de webmaster, issu de l’avènement des NTIC.
L’exposé de Monsieur Moreau a montré que certains métiers vont évoluer sous la fluidité, la densité et l’interactivité de l’information désormais potentiellement disponible (métiers de journaliste, de documentaliste et métiers liés à la recherche). D’autres métiers vont aussi évoluer en fonction de l’usage qui est fait de l’information: les métiers de la logistique, du transport ou de la gestion commerciale, qui utilisent de plus en plus le e-commerce.
Des métiers vont aussi disparaître, par l’intégration des tâches dans de nouveaux processus informatiques (nouveaux logiciels, procédé de la numérisation, etc.) ou par la fusion de certaines fonctions.

II. Les impacts des NTIC sur l’organisation du travail

1. Sur le lieu de travail

Avec les NTIC, le travail ne s’effectue plus seulement au bureau, mais aussi à l’extérieur, que ce soit avec les clients, auprès d’eux, à domicile, dans les transports (métro, etc.) ou à l’hôtel. Des questions d’arbitrage entre la vie personnelle et la vie professionnelle vont donc se poser, le travail pouvant s’exercer tant dans l’espace de travail que dans un espace privatif. Le développement du télétravail, qui implique le développement de nouvelles règles et de nouveaux comportements vis-à-vis du travail, donne aussi lieu à des arbitrages d’ordre collectif.

2. Sur les acteurs du travail

Nous examinerons particulièrement le cas des cadres (exposé de Monsieur Dubuffet), qui voient leurs fonctions fortement évoluer, le plus souvent vers l’animation d’équipes et de collaborateurs présentant un fort caractère d’autonomie et pouvant être qualifiés de « virtuels ». Si les collaborateurs peuvent à la fois être dans une situation d’indépendance physique, ils vont toutefois travailler dans une plus grande dépendance vis à vis du réseau d’information duquel dépend directement le travail.

3. Sur le temps de travail

Les NTIC produisent des conséquences sur les horaires et le temps de travail. Si elles sont source d’autonomie, de souplesse et de réactivité, elles vont aussi engendrer du contrôle et de la dépendance, et ainsi parfois donner lieu à un sentiment de malaise : le temps de travail est en effet plus difficilement quantifiable et peut empiéter sur la sphère familiale et privée.

4. Sur les conditions de travail

Ce quatrième impact découle des trois autres et porte sur la nature des contrats et sur les conditions de travail (stress, fixation de la charge de travail, ergonomie du poste, etc.). Je ne développerai pas cet aspect, afin de ne pas déflorer les exposés suivants.