L’intelligence artificielle, à elle seule, ne produit pas un compte rendu de qualité. C’est un choix que nous assumons pleinement.

Depuis plusieurs mois, une même question revient dans mes échanges avec les DRH et les secrétaires de CSE : “L’IA rédigera bientôt nos comptes rendus sans intervention humaine, n’est-ce pas ?”

La promesse peut sembler séduisante. Elle est pourtant, en l’état, largement illusoire. Chez AB Report, nous avons fait un choix clair, à contre-courant des discours simplificateurs : nous n’avons jamais envisagé de remplacer nos rédacteurs par un outil automatisé.

Nous avons préféré développer, en partenariat avec la start-up française Morphaius, une solution hybride : Kairos, une IA conçue pour renforcer, et non substituer, l’expertise humaine. Nous avons également choisi de mettre cette technologie sécurisée et conforme au RGPD à disposition des clients qui souhaitent rédiger eux-mêmes leurs procès-verbaux, tout en bénéficiant de l’assistance de l’IA.

L’IA a fait des progrès spectaculaires. Mais, un PV n’est pas une transcription « au kilomètre »

Soyons justes : en deux ans, la transcription automatique a accompli des progrès que l’on n’attendait pas avant une décennie. Elle est rapide, multilingue, et permet d’obtenir un premier jet en quelques minutes là où des heures de travail étaient autrefois nécessaires. Ne pas en tenir compte serait manquer de professionnalisme, et c’est précisément pour cette raison que nous l’avons intégrée au cœur de Kairos.

Mais un procès-verbal de CSE n’est pas un simple bloc de texte. Il s’agit d’un document à portée juridique, qui doit restituer fidèlement les échanges, demeurer neutre, suivre l’ordre du jour et contribuer à la qualité du dialogue social. Or, c’est exactement sur ces exigences que l’IA montre ses limites.

Elle confond ou omet les intervenants. Elle génère un texte linéaire, sans structure, sans hiérarchie des points, sans titres. Elle ne distingue pas l’essentiel de l’anecdotique, ne perçoit pas les nuances d’intention lorsqu’un élu choisit soigneusement ses mots. Et il lui arrive, avec une assurance déconcertante, d’inventer des propos qui n’ont jamais été tenus. Dans un document informel, cela peut sembler anodin. Dans un procès-verbal qui consigne une consultation ou une négociation d’accord, cela ne l’est jamais.

Notre pari : placer l’humain là où il crée le plus de valeur

L’erreur serait de poser le débat en « l’humain contre la machine ». Le bon réflexe, c’est « l’humain et la machine », chacun à sa juste place.

Avec Kairos, développé avec la start-up française Morphaius, l’IA prend en charge ce qu’elle fait le mieux : capter, transcrire, accélérer. Et nos rédacteurs — des rédacteurs des débats, un vrai métier — font ce qu’aucun modèle ne sait faire : structurer selon l’ordre du jour, attribuer correctement la parole, restituer le sens, garantir la conformité et la neutralité. Ce n’est pas un compromis bancal entre deux mondes, mais une chaîne de traitement qui assure la rapidité sans jamais sacrifier la fiabilité.

À cela s’ajoute un enjeu majeur dans notre métier : la confidentialité. Les échanges d’un CSE sont sensibles, parfois tendus, toujours stratégiques. Nous avons donc privilégié une solution hébergée en France, conforme au RGPD et à l’AI Act, et qui n’achemine aucune donnée vers des serveurs situés hors d’Europe.

Lorsqu’il s’agit de dialogue social, la souveraineté des données ne relève pas d’un argument commercial : elle constitue une responsabilité.

Vingt ans à donner aux mots toute leur portée

Lorsque des organisations comme BNP Paribas, Lagardère ou Harmonie Mutuelle nous confient la rédaction de leurs procès-verbaux d’instances, elles n’attendent pas un brouillon généré en un clic. Elles attendent un document directement exploitable, diffusable et opposable, conforme aux exigences du dialogue social.

Depuis 2004, une centaine de collaborateurs portent cette exigence au quotidien chez AB Report. Notre prestation « Synthèse Éclair » en est l’illustration la plus emblématique : un binôme de rédacteurs remet un document finalisé quinze minutes après la clôture de la réunion.

Aucune IA autonome n’est aujourd’hui en mesure d’atteindre ce niveau de précision et de discernement — parce qu’au-delà de la vitesse, la rédaction d’un PV relève avant tout du jugement humain.

La vraie question n’est pas « IA ou pas »

L’intelligence artificielle poursuivra sa progression, et nous continuerons de l’intégrer, avec lucidité, sans fascination, ni crispation. Le jour où une IA sera capable de produire, seule, un procès-verbal de CSE irréprochable, nous serons les premiers à l’adopter.

En attendant, l’enjeu ne réside pas dans l’usage de l’IA, mais dans la finalité qu’on lui assigne. De notre côté, nous l’avons mise au service de ce qui demeure essentiel : un compte rendu auquel vous pouvez accorder votre confiance.

C’est le cœur de notre métier depuis vingt ans : offrir une expertise qui passe par la précision des mots — une expertise désormais augmentée par l’IA, mais jamais substituée.

Benjamin DEVISCOURT
Président d’AB Report

L’IA seule ne suffit pas. Découvrez l’approche hybride.

Kairos combine la puissance de l’intelligence artificielle et l’expertise humaine pour produire des comptes rendus fiables, structurés et conformes. Une solution pensée pour les réunions où la précision ne peut pas être laissée au hasard.


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