Le travail, une quête de sens

D’après une étude publiée en avril 2019 par Ranstad, un Français sur cinq (18 %) ne perçoit ni le sens, ni l’utilité de son travail. Menée auprès de 10 000 personnes, cette enquête pose la question maintes fois rebattue de l’épanouissement professionnel, une préoccupation de plus en plus importante en Europe.

Déjà, en 2017, Deloitte et Viadeo publiaient des chiffres parlants, à savoir que 56 % des salariés français estimaient que le sens au travail s’était dégradé. Le bien-être professionnel fait aujourd’hui partie intégrante des politiques RSE et des missions du CSE, notamment dans le cadre de la lutte contre les risques psychosociaux. Les membres du Comité ont d’ailleurs l’obligation d’être formés, au début de leur mandat, afin de mieux appréhender les maladies professionnelles, les obligations sanitaires ou encore la gestion de la qualité de vie au travail.

Les anglicismes du sens au travail

Depuis quelques années, différents termes émergent pour décrire le mal-être ressenti par certains salariés. Les motifs d’insatisfaction sont nombreux, et ces néologismes, à défaut d’en offrir une vision exhaustive, permettent au moins d’en cerner les contours.

  • Le burn-out
    Désormais bien connu, il renvoie à l’état d’épuisement professionnel que subit quelqu’un du fait de la dégradation de ses conditions de travail. Selon l’Institut de veille sanitaire, 30 000 Français étaient touchés en 2015. A l’échelle européenne, le pays peine encore à déployer des moyens d’action permettant de prévenir les risques psychosociaux, et se voit largement distancer par la Suède ou le Royaume-Uni.
  • Le bore-out
    Si une charge de travail trop importante mène à l’épuisement, l’ennui est tout autant propice au mal-être. En 2008, Steptone révélait que 32 % des travailleurs européens souffraient de l’inactivité au travail et de la sous-exploitation de leurs capacités.
  • Le brown-out
    En anglais, le terme désigne une coupure de courant. Pour cause, les salariés qui en souffrent se désinvestissent complètement de leurs missions, auxquelles ils ne trouvent plus aucun sens.
  • Les « bullshit jobs »
    Divers et variés, ce sont eux que l’étude de Ranstad vise directement. L’expression, que l’on pourrait traduire par « emplois à la con », a été forgée par l’anthropologue américain David Graeber. Selon lui, la révolution technologique a favorisé l’émergence de métiers dénués de sens, peu utiles à la société et dans lesquels ceux qui les exercent ne parviennent plus à se retrouver.

L’étude de Ranstad, néanmoins, montre que cette perte de sens n’est pas insoluble. En effet, 23 % des sondés insatisfaits envisagent de lancer leur propre activité, et 13 % d’entre eux souhaitent changer de poste.

L’employeur a désormais des obligations en matière de formation professionnelle, ainsi que le dispose l’article L.6321-1 du Code du travail. De fait, un plan de formation doit être soumis chaque année au CSE, afin de permettre aux salariés de développer de nouvelles compétences et d’évoluer en même temps que leur poste. La prise en main de savoir-faire permet parfois d’envisager une mobilité interne et, ce faisant, de redonner du sens à son activité professionnelle.

Sources :

Le Figaro

Service-public.fr

Challenges

WK-RH

Santé publique France

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